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Le mois dernier, nous avions donné diverses informations sur les végétaux d’ornement, pour ce mois de septembre, nous vous proposons d'en savoir plus sur la chenille processionnaire.

 

 

 

 

 

 

 

Vous avez surement déjà remarqué dans certains conifères comme les pins et les cèdres, des cocons blancs de la taille d’une balle de tennis.
Ces cocons sont des nids dans lesquels se trouvent les chenilles d’un papillon de nuit de la famille des Notodontidae dont le nom scientifique est Thaumetopoea pityocampa

 

Plus communément appelé papillon de la chenille processionnaire, il est bien connu dans le Sud de la France. Le réchauffement climatique lui étant bénéfique, progressivement il  remonte vers le Nord de  la France, jusqu’à atteindre depuis quelques années les arbres de nos parcs et jardins.

La présence de cet insecte (lépidoptères), n’est pas sans effet sur notre environnement et peut être, responsable de problèmes sanitaires pour l’homme, et les animaux domestiques.  

 

 

 

 

 
  • De juillet à août, les papillons s’accouplent et en septembre ils pondent sur les arbres.
  • Puis de novembre à décembre les larves (chenilles) entament la phase de nidification à la cime des arbres, côté sud.  Elles construisent alors des nids de la forme de boules blanches.

  • De février à mars, les chenilles sortent le jour des nids et s’alimentent avec les aiguilles des résineux, défoliant ces derniers au point de les affaiblir et d’entrainer leur mort si cela se produit plusieurs années de suite. 
  • Avec la remonté des températures au printemps, les chenilles commencent leurs processions. D’abord sur les troncs puis ensuite sur le sol, c’est à ce moment-là qu’elles présentent un risque pour les hommes et les animaux notamment en raison de leurs poils urticants.

 


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Il est important de rappeler que le contact avec les chenilles n’est pas nécessaire pour en ressentir les effets néfastes. Elles peuvent libérer leurs poils au gré du vent dès lors qu’elles se sentent menacées. Le contact avec les poils urticants (qui contiennent de la thaumétopoéine), avec la peau, les yeux, le système digestif ou le système respiratoire peut entraîner des réactions d’urticaires, d'allergies ou de conjonctivites. Une attention particulière doit donc être portée aux enfants et aux animaux domestiques.

 

La collectivité d’Alençon lutte contre ce papillon en installant des pièges à phéromones pendant la période estivale. Leurs rôles sont de diffuser une phéromone qui attire les papillons mâles, les capture et perturbe ainsi la reproduction.

En période hivernale, il est procédé  au prélèvement de nids dans les arbres afin de  casser le cycle de reproduction du papillon. Il faut pour cela que certaines conditions soient remplies : possibilités d’accéder avec des élagueurs grimpeurs ou des nacelles et que les tailles ne fragilisent pas l’arbre.

Pour une plus grande efficacité, il est important que les propriétaires de pins ou de cèdres participent de la même manière. S’il n’est pas possible d’obtenir 100% d’éradication, il est envisageable de maintenir un seuil acceptable du point de vue environnemental et sanitaire.